CHAPITRE XXXVI

Le Faucon Millenium était toujours arrimé à l’Etoile Noire quand celle-ci se remit en mouvement. Malgré tout son talent, Yan n’était pas parvenu à réparer les moteurs à temps.

Le Corellien, Mara Jade et Lando Calrissian s’accrochèrent de leur mieux à ce qui leur tombait sous la main, car le redémarrage les secoua rudement.

Quand le pire fut passé, Yan étudia les diagnostics qui s’affichaient sur son écran de contrôle.

– Il faut que je fasse quelque chose pour ces moteurs, marmonna-t-il. Si on pouvait voler assez vite, il suffirait de faire sauter le réacteur de l’Etoile et de ficher le camp. Avec le Faucon dans cet état, on ne parviendra jamais à s’éloigner assez vite.

Il se tourna vers ses deux compagnons.

– Et même si on réussissait par miracle, on ne sortirait pas entiers de l’amas de la Gueule. Le vaisseau ne serait pas assez maniable.

– D’autant qu’on ne connaît pas le bon chemin, dit Mara. Mes instincts de Jedi ne sont pas assez développés pour ce genre d’excursion.

– Hum… Bien raisonné, admit Solo.

– Yan, s’écria Lando, il faut pourtant faire quelque chose ! Si l’Etoile Noire retourne près du Complexe, ça ne sera pas bon du tout pour nos forces.

– Je sais… Chewie est là-bas avec un tas de types bien… Pas question de les laisser tomber.

Mara se leva, décidée.

– Alors, il n’y a qu’une solution : désactiver le superlaser. (Elle haussa les épaules.) Puisqu’on est là, autant en profiter, non ?

– Mais les moteurs, commença Yan.

– Tu as des scaphandres en réserve ? Au moins deux, pour les réparations urgentes.

– Ouais, admit Yan, sans bien voir où la jeune femme voulait en venir. J’en ai un pour moi et un pour Chewie.

– Parfait ! Calrissian et moi allons sortir et placer des détonateurs sur le réacteur. Pendant ce temps, tu répareras les moteurs. En réglant bien les explosions, on n’aura pas de problèmes.

Lando regarda la jeune beauté.

– Vous et moi ?

– Vous… tu as une meilleure idée, Lando ?

– Eh bien… Je serais ravi de vous… de t’escorter, Mara !

Lando reniflait le scaphandre d’un air dubitatif.

– Ce truc sent le Wookie à plein nez. Chewie sait-il qu’on peut laver les choses ?

Les manches étaient trop longues et les pieds du pauvre Calrissian flottaient dans les énormes bottes.

Une fois harnaché, il eut l’impression d’avancer dans une baudruche.

– Lando, on a un travail à faire. Arrête de pleurnicher ou je me débrouillerai seule.

– Surtout pas… Je veux t’aider, tu sais…

– Alors, tiens ! (Elle lui passa une caisse pleine de détonateurs.) Porte ça.

Lando regarda les explosifs et déglutit avec peine.

– Super ! Merci.

Un cri retentit. A coup sûr, Yan venait de se cogner la tête quelque part. C’était inévitable quand on jouait les mécanos sur le Faucon. Lando entendit son ami murmurer quelque chose sur le droïd qu’il n’allait pas tarder à se payer pour faire le sale boulot.

– Quelques circuits sont grillés ! lança le Corellien. Mais nous avons des pièces détachées. Enfin, peut-être pas tout ce qu’il faut, mais assez pour repartir. Trois circuits ont fondu. On se passera du premier et je ferai une épissure pour le deuxième.

– Tu as une demi-heure pour que ça remarche, dit Mara en mettant son casque.

Yan se contorsionna et réussit le petit exploit de sortir la tête par la trappe de maintenance.

– Pas de problème, je serai prêt !

– Il vaudrait mieux, parce que tout va nous péter à la figure ! dit Lando.

Il mit son casque, qui était trois fois trop grand pour lui.

– Dépêche-toi, Lando, lui lança Mara. Nous avons du pain sur la planche.

Depuis son fauteuil de commandement – toujours aussi inconfortable – Tol Sivron étudiait la situation militaire de la Gueule en évitant avec soin de prendre une décision.

L’abécédaire du bon manager.

– C’est le Gorgone, monsieur, dit le capitaine des commandos. Dois-je le contacter ?

– L’amirale Daala semble décidée à accomplir son devoir… Il était temps, railla le Twi’lek.

Le directeur ne pardonnait pas à la jeune femme d’avoir abandonné les chercheurs. Maintenant que les Rebelles avaient investi le Complexe, son revirement ne servait plus à rien.

– Et pourquoi est-elle revenue avec un seul destroyer ? demanda Sivron. Elle en avait quatre… Non, trois. Un a été détruit, si je ne m’abuse. Enfin, ça lui en fait encore un joli nombre. Serait-elle venue parader avec son armement ? Eh bien, cette fois, nous avons l’Etoile Noire, et nous n’hésiterons pas à nous en servir.

– Excusez-moi, directeur, dit le capitaine, mais le Gorgone semble en très mauvais état. De plus, les forces rebelles le harcèlent. Je crois de notre devoir d’aller à sa rescousse.

Sivron n’en crut pas ses oreilles.

– Vous voulez secourir Daala alors qu’elle nous a trahis ? Votre sens de l’honneur me dépasse, cher capitaine. Cette femme a abandonné son poste.

– Monsieur, ne combattons-nous pas tous pour la même cause ?

– En un sens, oui. Mais nous avons des priorités différentes. Comme en témoigne la désertion de Daala.

Sur l’écran, les tirs des vaisseaux rebelles redoublaient de violence. Des chasseurs explosaient, colonnes de flammes et de fumée qui rappelèrent à Sivron les fournaises de Ryloth, sa planète natale.

Le directeur sentit son estomac se nouer. Sa carrière avait été longue et pleine de succès. Dans quelques minutes, il allait y mettre un terme en détruisant le Complexe qu’il avait si bien dirigé.

Il reprit la parole, glacial.

– Très bien, allons montrer à cette pimbêche que les scientifiques et les administratifs tiennent leur place au combat.

Comme pour ponctuer cette déclaration, une alarme retentit.

– Quoi encore ? demanda Sivron, excédé.

Yemm et Doxin se plongèrent dans leur manuel pour trouver une explication.

– Les senseurs ont repéré des intrus, dit le capitaine des commandos. Dans la zone du réacteur. Il semble que nous ayons transporté un parasite attrapé dans le système de Kessel.

– Et qu’espèrent-ils faire, ces fous ?

– D’après nos caméras, deux personnes sont sorties du vaisseau. A première vue, elles ont l’intention de se livrer à une opération de sabotage.

Sivron se leva d’un bond.

– Eh bien, arrêtez-les, bon sang ! (Il arracha le manuel des mains de Doxin et tourna les pages à toute vitesse.) Utilisez la procédure numéro… (Il continua à feuilleter, sans succès. Finalement, il jeta le livre, l’air dégoûté.) Enfin, la bonne procédure ! Capitaine, faites quelque chose !

– Nous avons peu d’hommes et très peu de temps. Je vais ordonner à deux de mes commandos de passer un scaphandre et de sortir.

– Si vous voulez, dit Sivron, agacé. Epargnez-moi les détails, mais débrouillez-vous pour que le travail soit fait !

Lando déplaçait le casque de droite et de gauche pour positionner au mieux la visière, mais le résultat n’était pas très convaincant. Non content de flotter dans l’énorme scaphandre du Wookie, il lui fallait produire des efforts surhumains pour voir où il mettait les pieds.

Se déplacer dans ce labyrinthe de canalisations, de câbles et de poutrelles n’étant déjà pas très simple, Calrissian luttait ferme pour conserver son équilibre, laissant à ses bottes magnétiques le soin de l’empêcher de tomber dans l’espace comme une pierre.

Bien que de la taille d’une petite lune, l’Etoile avait une gravité pratiquement nulle – un poignard de plus dans le dos de l’ex-futur propriétaire des mines de Kessel.

– Il faut approcher davantage du réacteur, dit Mara, sa voix retentissant dans le casque surdimensionné de Lando.

Après quelques secondes de flottement, Calrissian trouva comment activer son propre micro.

– Si tu le dis… Plus vite je serai débarrassé de ces détonateurs, mieux je me porterai. (Il soupira, un peu pour lui-même, beaucoup pour attendrir sa compagne.) Entre nous, tu ne crois pas que détruire une Etoile Noire soit largement suffisant dans la vie d’un héros ?

– J’admire les hommes qui en veulent toujours plus, répondit Mara, énigmatique.

Lando se tut, peu sûr du sens profond de la phrase. A tout hasard, il se fendit d’un large sourire que la jeune femme ne vit pas à cause du casque.

Tendant une main gantée pour que Mara s’y agrippe, Lando se dirigea prudemment vers le cylindre du réacteur. La descente était difficile, mais praticable. Au-dessus de leurs têtes, le Faucon ressemblait à un gros insecte collé au plafond.

– Ça devrait aller, dit Mara. Passe-moi un détonateur !

Lando fouilla dans la caisse et en sortit un épais disque de métal. Mara le saisit et se pencha pour le fixer sur la coque du réacteur.

– Nous allons marcher en rond et en déposer sur le périmètre, dit-elle.

Elle préactiva la machine infernale, dont le petit écran intégré clignota en l’attente de l’ultime signal.

– Quand ils seront tous en place, je nous donnerai vingt minutes pour regagner le Faucon et nous éloigner. Ça devrait être suffisant.

Sans attendre l’accord de Lando, la jeune femme passa à l’exécution de son plan. Le vieux copain de Yan suivit le mouvement, maudissant le jour où il s’était fourré dans la tête l’idée de devenir un aventurier.

Déposer les sept détonateurs lui parut prendre une éternité. Lorsqu’ils furent revenus à leur point de départ, Mara s’approcha tant de Lando qu’il put voir son joli minois à travers le casque.

– Tu es prêt, Calrissian ?

– Et comment !

Elle sortit une petite télécommande et donna le signal, armant les sept détonateurs.

Vingt minutes. Pas une de plus.

– On retourne au Faucon ! Vite !

Quelque chose bougea à l’extrême limite du champ de vision de Calrissian, qui tourna la tête pour voir briller le scaphandre blindé d’un commando impérial. Le soldat avait l’air d’un bipode miniature, tant il était bardé de métal et de plastique. De ses gants jaillissaient des vibrolames plus meurtrières que des griffes. Un coup bien porté, et l’homme pouvait éventrer le scaphandre de Lando, le tuant sur le coup à cause de la décompression.

– D’où vient-il encore, celui-là ? grogna Calrissian.

L’homme avança et frappa des deux poings. Comme un boxeur, Lando fit une feinte de corps, ses bottes magnétiques lui permettant de ne pas basculer dans le vide.

Les vibrolames passèrent à quelques centimètres de sa poitrine.

Mara réagit avec plus d’esprit d’à-propos que son compagnon.

De toutes ses forces, elle lança la caisse vide à la tête de l’impérial, qui tenta d’esquiver, mais manqua de rapidité.

Recevant le projectile en pleine tête, l’homme tituba, un peu sonné. Décidée à tirer parti de son hésitation, Mara s’agrippa à Lando, avança d’un pas, décolla sa botte magnétique droite de la coque – un bel effort ! – et flanqua un formidable coup de pied dans la poitrine de son adversaire.

Sans Calrissian pour la retenir, la jeune femme eût sûrement partagé le sort du commando, dont les deux bottes perdirent contact avec le sol.

L’homme hurla-t-il quand il bascula dans le vide ?

Mara et Lando auraient été incapables de le dire, car ils n’étaient pas en contact radio avec lui.

Le soldat tenta de se retenir à la coque, ses vibrolames laissant de longues marques noires sur le métal poli.

Puis il tomba, aspiré par le vide, passa devant les tuyères du réacteur et fut vaporisé par un retour de flammes.

Prudente, Mara dégaina le blaster qu’elle avait glissé à la ceinture de sa combinaison.

Le compte à rebours continuait.

Calrissian contacta Solo.

– On arrive, Yan ! Sois prêt à partir, vieux frère, parce que je te garantis que ça va chauffer, dans le coin.

A travers ses bottes, Mara sentit que le sol vibrait. Levant les yeux, elle aperçut un deuxième commando.

Ma parole, c’est une vraie promenade !

Le soldat portait un fusil-blaster, mais Jade doutait qu’il ose s’en servir si près du réacteur et d’une multitude de canalisations très délicates.

L’homme pointa son arme, faisant signe aux deux Rebelles de se rendre. D’un mouvement discret du pouce, Mara régla son blaster sur la puissance minimale de la fonction « anesthésie ».

Ainsi, elle pourrait tirer sans danger.

– Tu crois que ce type nous entend ? demanda-t-elle à Lando.

– Qui peut savoir ? En tout cas, il faudrait trouver une idée, parce que le temps presse.

– Occupe-le une seconde…

Lando baissa les yeux sur le détonateur le plus proche et mima une formidable explosion avec ses bras.

Le commando tourna la tête un bref instant…

… que Mara mit à profit pour tirer.

Etourdi, le soldat suivit le même chemin que son camarade. Plus doué, il réussit cependant à s’accrocher à une poutrelle.

– On n’a pas le temps de se soucier de lui ! cria Mara. Fichons le camp d’ici avant que tout ne nous saute à la figure.

Lando ne dit rien, car elle venait de lui enlever les mots de la bouche. En revanche, il partit au pas de course, oubliant presque son ridicule scaphandre.

Pendant qu’il montait vers le vaisseau, le deuxième commando avait réussi à se rétablir et à reprendre pied sur la coque. Ignorant les fuyards, il se précipita vers les détonateurs.

Calrissian l’avait vu faire du coin de l’œil, mais il ne s’inquiéta pas. Une fois l’aimant activé, il fallait dix hommes pour arracher les petits appareils d’un support métallique. Pour intervenir sur le mécanisme, l’Impérial aurait eu besoin de beaucoup plus de temps.

Moins de trois minutes avant la mise à feu, Mara et Lando s’engouffrèrent dans le Faucon et refermèrent le sas.

– Bienvenue à bord ! cria Yan, qui venait juste de désactiver son système d’arrimage. Attachez vos ceintures, ça va secouer !

Le Faucon partit comme un bolide.

Tandis que le vaisseau s’éloignait de l’Etoile Noire, le commando survivant, contredisant la thèse de Lando, venait de désamorcer le cinquième détonateur. Habile et rapide, l’homme utilisait le laser intégré à son scaphandre pour découper le plastacier et retirer les explosifs qu’il jetait dans l’espace.

S’attaquant au sixième détonateur, il connut un instant de doute. Même s’il réussissait à avoir celui-là, aurait-il le temps de… ?

La question était judicieuse. Au moment où il lançait la sixième charge dans l’espace, la dernière explosa.

Pas de chance !

Un peu plus loin, au cœur de la bataille spatiale, l'amirale Daala grinçait des dents. A ceci près, son visage affichait toujours l’expression dédaigneuse qui faisait froid dans le dos à ses subordonnés.

L’affaire tournait à la catastrophe, ses forces se faisant peu à peu laminer. Pour commencer, elle n’avait pas pu lancer beaucoup de chasseurs Tie dans la bataille, car la plupart avaient péri avec ses deux destroyers, dans la Nébuleuse du Chaudron. Et ceux qui lui restaient ne tenaient pas le choc face aux Rebelles.

Quand l’Etoile Noire était apparue, la jeune femme avait cru un moment que l’espoir changeait de camp. Enfin, au dernier moment, elle allait remporter une éclatante victoire !

Découvrant que le prototype était commandé par Tol Sivron, le roi des incapables, l’amirale était retombée dans sa mélancolie.

– Pourquoi ne tire-t-il pas ? s’énervait-elle. Un seul coup et il pourrait pulvériser la frégate et les trois corvettes. A quoi rêve-t-il, cet imbécile ?

– Je ne saurais le dire, amirale, souffla Kratas, qui se tenait à ses côtés.

Elle le foudroya du regard pour lui faire comprendre qu’elle n’attendait pas de réponse.

– Tol Sivron n’a jamais pris une initiative de sa vie. Pourquoi ferait-il son devoir aujourd’hui ? Intensifiez l’attaque sur le Complexe. Montrons à ce porc comment on doit se battre !

Elle plissa les yeux ; son regard fit le tour de la passerelle.

– Assez d’exercices ! L’heure est venue de rayer le Complexe de la carte de l’univers. Feu à volonté !

Les champions de la force
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